La société Martiniquaise

Pour un soucis de précision, je me dois de reprendre l'intégralité du texte sur la société, du ministère de l'Outre-Mer.
Merci de votre compréhension.

Au sommaire :

Population
Enseignement
Environnement
Santé
Social
Politique
Religions
Vie culturelle
Les costumes Traditionnels
Fêtes
Dessertes aérienne et maritime
Médias

Population Retour sommaire

La société martiniquaise est issue du métissage de divers groupes humains: les esclaves de l'Afrique noire, les premiers colons européens, les travailleurs hindous, les Syriens et les Chinois.
La population martiniquaise est estimée, par l'INSEE, à 393000 habitants au 1er janvier 2004; contre 381 427 habitants en 1999, 359.600 en 1990 et 328.600 en 1982.
Sur la période 1999-2003, la Martinique a connu une croissance démographique contenue.
Répartie sur 1.128 Km²,la population est très dense, 357 habitants au Km², contre 106 au niveau national.
Les populations se concentrent à la périphérie des centres urbains.
Les principales villes sont (chiffres de 1999) la capitale administrative et économique, Fort-de-France (94.049 habitants), Le Lamentin (35.460 habitants) et Schoelcher (20.845 habitants).
Ces trois communes forment le principal pôle de peuplement et d’activité de l’île, les communes de Trinité, du Marin et du François constituant les principaux pôles locaux.
La population de la Martinique est relativement jeune et dynamique, avec 30,3 % de moins de 20 ans, 53,8 % de personnes âgées de 20 à 59 ans et 20,3 % de plus de 60 ans. L’espérance de vie est élevée, ainsi que le nombre de centenaires, plus élevé que la moyenne nationale.

Enseignement Retour sommaire

L’enseignement public en Martinique est le même qu'en métropole et suit un calendrier identique.

En 2001, l'enseignement du premier degré public et privé (écoles maternelles et primaires) a accueilli 52 462 élèves dans 280 établissements. L'enseignement du second degré (public et privé) a accueilli environ 52 000 élèves dans 80 établissements. Deux lycées d'enseignement agricole permettent de préparer un BEPA (Brevet d'Enseignement Professionnel Agricole) d'exploitation (spécialité : agriculture des régions chaudes ; dominante : floriculture de plein champ et sous abri, élevage bovin et avicole), un BEPA Services (dominantes : secrétariat, accueil - ventes de produits horticoles et de jardinage), ainsi qu'un BTA (Brevet de technicien Agricole) option Services.

L'université Antilles-Guyane dispense un enseignement en Martinique, Guadeloupe et Guyane. Le campus de Schoelcher en Martinique regroupe un peu plus de 5000 étudiants répartis dans :
- Une UFR (Unité de Formation et de Recherche) de lettres et sciences humaines (niveau maîtrise et préparation aux concours d'agrégation de lettres modernes) ;
- Une UFR de droit et économie (niveau DEA et DESS, préparation aux concours d'entrée aux IRA, au centre de formation professionnelle d'avocats et à l'Ecole nationale de la magistrature).
- Une UFR de médecine filière résidant médecine générale et internat médecine spécialisée.

Un Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) a été ouvert en 1992.

A la rentrée 2005-2006, les services statistiques du Rectorat de la Martinique recensent
348 établissements scolaires publics et privés, répartis comme suit :
L’essentiel (91,6%) de ces établissements émane du public. Parmi les établissements privés, seuls 1,1% ne sont pas sous contrat avec l’Education Nationale. Ils représentent en outre 5,1% des établissements du premier degré et un quart des établissements du
second degré.
En 2006, cinq Zones d’Education Prioritaires (Zep) ont été instituées. Elles regroupent 85 établissements scolaires, soit 24,4% du total et 16 308 élèves (16,5% des élèves des premier et second degrés en 2005-2006).
Le nombre total d’élèves recensés à la rentrée 2005-2006 s’établit à 107 088, en recul annuel de 1%. La grande majorité (92%) d’entre eux relève des premier et second degrés, même si leur nombre est en repli, de même que celui des étudiants de l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG)101. A l’opposé, le nombre d’élèves inscrits dans les trois établissements relevant du Ministère de l’Agriculture et les trois Centres de Formation d’Apprentis enregistre une hausse annuelle de 8,2%.
La seconde générale et technologique demeure le choix privilégié des élèves après la troisième. 3 937 élèves y ont été affectés en juin 2006, soit 54,4% des élèves. Après la troisième, le choix se porte ensuite vers le BEP (un tiers des élèves affectés) et le CAP (11,1%). S’agissant des options disponibles en seconde, la quasi-totalité des élèves opte pour une deuxième langue vivante. Par ailleurs, si les sciences médico-sociales et les mesures physiques et informatiques demeurent très demandées, la biologie et la physique-chimie ont connu un regain d’intérêt en 2006. D’autre part, les lycées de Bellevue et de Trinité demeurent les établissements les plus demandés.
En 2006, 3 805 élèves se sont portés candidats à l’entrée en CAP et en BEP, pour une capacité d’accueil de 3 362 places (en repli annuel de 2,7%). Le Rectorat note en outre que les jeunes ayant achevé leur terminale de CAP sont de plus en plus nombreux à vouloir compléter leurs études par un BEP. La préférence des élèves va surtout vers les métiers du tertiaire (restauration, mécanique automobile et nautique), au détriment des métiers de l’industrie et de l’artisanat (ébénisterie, travail de l’aluminium…) et de la construction.
La session 2006 du baccalauréat a dénombré 5 920 candidats inscrits, soit une hausse annuelle de 2,1%. Ce sont les candidats au baccalauréat professionnel qui ont enregistré la progression la plus notable (+17,5% sur un an). Cette dernière porte leur part dans l’ensemble des candidats à 27%.
Dès lors, les trois filières (générale, technologique et professionnelle) comptent chacune environ un tiers des inscrits en 2006.
Comme au cours des années précédentes, ce sont les séries S (40,3% des candidats de cette filière) et STT (68,3%), ainsi que les options commerce (22,9%), comptabilité (20,7%) et secrétariat (20,4%) du baccalauréat professionnel qui ont attiré le plus de candidats.
Pour la session 2006 du baccalauréat, le taux de réussite global continue à croître pour s’établir à 78,6% pour le baccalauréat général, 65,6% pour le baccalauréat technologique et 60,8% pour le baccalauréat professionnel. Les résultats demeurent cependant en-deçà des résultats nationaux.
En 2006, l’Académie de la Martinique comptait 10 079 employés, soit presque autant qu’en 2005. Le personnel enseignant concentre à lui seul 82% des employés et relève pour l’essentiel du second degré. Par ailleurs, la part des personnels autres qu’enseignants continue à croître pour atteindre 18% en 2006.

En savoir plus :
Académie de la Martinique
Université des Antilles-Guyane

Environnement Retour sommaire

La Martinique dispose d'un patrimoine naturel très riche. Celui-ci fait l'objet d'une politique active de protection. Une cartographie générale des espaces naturels protégés a été établie en 1993.

Le volcan de la Montagne Pelée est parti intégrante du Parc Naturel Régional de Martinique, s'étendant sur 62 725 ha. Celui-ci est complété par deux réserves naturelles, l’une recouvrant le site prestigieux de la presque île de la Caravelle (517 ha), la seconde sur les îlets de Sainte-Anne. Deux projets sont en cours d’inscription : il s’agit des sites du Massif de la Montagne Pelée et de la Baie du Trésor et du cap Salomon.
Le conservatoire du littoral a par ailleurs acquis près de 1 200 ha sur les sites littoraux les plus remarquables : Grand Marabout (113 ha), Anse-Couleuvre (509 ha), Pointe Rouge (55 ha), presqu’île La Caravelle (257 ha), Morne Larcher (64 ha) et Cap Salomon (37 ha).

De nombreux projets sont en cours, en particulier la création d'un réseau de réserves biologiques domaniales sur la partie forestière centrale et de réserves naturelles marines. Les presqu'îles de la Caravelle, du Diamant et de Sainte-Anne, font l'objet également de projets de classement-site au titre de la loi du 2 mai 1930. Enfin, de nombreux organismes de recherche sont actifs dans le domaine de l'environnement, notamment l'Observatoire volcanologique de la Montagne Pelée, l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement), IFREMER, CIRAD, INRA, etc.

En savoir plus :
Direction Régionale de l’Environnement de la Martinique

Santé Retour sommaire

La Martinique est équipée d'infrastructures sanitaires complètes : un centre hospitalier régional et universitaire à Fort-de-France doté d'un plateau technique moderne, 13 hôpitaux généraux, 3 maternités publiques et 2 maternités privées.
Il existe en outre un centre hospitalier spécialisé en rééducation fonctionnelle.
Les principaux cantons sont dotés d'un dispensaire.
De plus, la région compte 3 cliniques privées (soins) et une clinique de repos et de convalescence.
La formation de sages-femmes, d'infirmiers, d'auxiliaires de puériculture est assurée par des écoles professionnelles publiques.
Aucune maladie tropicale majeure n'est signalée en Martinique. Aucune vaccination spécifique n'est exigée.

Au 1er janvier 2005, les services de la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS) recensaient 4 364 professionnels de santé, en hausse de 4,4% sur un an. Les infirmiers forment l’essentiel du corps de métier (54%).
La densité des personnels de santé, inchangée en 2005, demeure inférieure à celle de la France hexagonale. Ainsi, la Martinique compte 85 médecins généralistes libéraux pour 100 000 habitants, contre 113 dans l’hexagone mais 73 dans l’ensemble des DOM. Par ailleurs, la proportion de médecins généralistes libéraux de plus de 55 ans est plus importante à la Martinique qu’au plan national (32,5% contre 23,9%).

Social Retour sommaire

La sécurité sociale s'applique comme en métropole en matière d'assurance maladie, d'accidents du travail et d'assurance vieillesse. La couverture sociale est la même que dans un département métropolitain.

Les allocations familiales sont alignées sur le niveau métropolitain. Les prestations sociales telles que l'allocation pour jeune enfant et l'allocation parentale d'éducation ont été également alignées ou étendues dans les mêmes conditions qu'en métropole. Cependant, des mesures spécifiques subsistent :
- L’allocation familiale au premier enfant au-delà de 3 ans ;
- Le complément familial de 3 à 5 ans ;
- La prestation de restauration scolaire.

L'aide sociale (à la famille, aux personnes âgées) est active et en grande partie décentralisée.
Le taux du SMIC est aligné sur celui de la Métropole, ainsi que le Revenu Minimum d’Insertion (RMI).

Depuis 1995, un établissement public, l’agence d’insertion, est chargée de piloter le dispositif d’insertion et de définir le programme départemental d’insertion et le programme de tâches d’utilité sociale.

Au 31 décembre 2004, la Martinique comptait 38020 demandeurs d'emploi de catégorie 1, soit 0,7% de plus en six ans. En juin 2004, l'indicateur de chômage s'est établit à 23,7% de la population active, soit 160600 habitants.

En 2006, la Caisse d’Allocations Familiales (Caf) a versé quelques 536,7 millions d’euros (+5,7% sur un an) à 95 587 bénéficiaires (+0,5%). Ce sont les prestations familiales et les mesures d’aide à l’invalidité et à la précarité qui expliquent l’essentiel de l’évolution annuelle des montants comme des bénéficiaires.
Le Revenu Minimum d’Insertion (RMI) compte à lui seul pour un tiers des montants versés par la Caf, de même que les bénéficiaires de cette allocation contre la précarité représentent un tiers des bénéficiaires des aides de la Caf. En 2006, le nombre d’allocataires du RMI a reculé de 0,3%, tandis que les montants correspondants augmentaient de 2,3%.

Politique Retour sommaire

A la fin de la guerre, les communistes vont devenir la première force politique de l'île. Léopold Bissol et Aimé Césaire sont élus députés, Thélus Léro sénateur. Ils remportent 14 sièges au Conseil Général. En France les communistes sont majoritaire à la Chambre des Députés et les deux députés communistes martiniquais vont profiter de cette aubaine pour faire voter la loi 19 mars 1946 dont Aimé Césaire à été le rapporteur. Le vieux rêve assimilationniste est enfin réalisé en dépit des nombreuses réticences en France et dans la ploutocratie Béké (Système politique dont le pouvoir est exercé par le groupe financièrement le plus riche).

1946 : La loi du 19 mars érige la Martinique en Département d'Outre-Mer. Sa mise en oeuvre sera effective à partir du 1er janvier 1947. Le 16 août 1947, Pierre Trouillé est nommé premier Préfet de la Martinique. Création la même année de la Caisse Générale de Sécurité Sociale après de longues batailles.

1958 : Création d'une fédération de l'U.N.R en Martinique. Naissance officielle du mouvement gaulliste en Martinique. Après l'abandon par les communistes de l'idéologie assimilationniste, le partisans de l'assimilation changent de camp, désormais se sont les représentants de la bourgeoisie mulâtre admirateurs du Général de Gaulle qui défendront l'assimilation avec conviction à partir des années 60. Ses plus illustres défenseurs sont les députés Camille Petit et Victor Sablé, le sénateur Georges Marie-Anne, Emile Maurice, Michel Renard et Edmond Valcin etc...

1963 : Le gouvernement français créa le BUMIDOM, le Bureau des migrations des départements d'outre-mer, afin de soulager la région du fardeau démographique et de l’accroissement du chômage.

1964 : Scène de liesse populaire lors de la visite du Général de Gaulle à Fort de France. Le Général de Gaulle est l'objet d'un véritable culte en Martinique. Création du quotidien France Antilles et ouverture d'une chaîne de télévision française en Martinique l'O.R.T.F pour étouffer les velléités séparatistes dans l'île.

1972 : La Martinique est transformée en une région ''mono-départementale''.

1973 : Alfred Marie-Jeanne crée avec Lucien Veilleur, Marc Pulvar et Garcin Malsa (ancien du groupe Zanma) le mouvement "La Parole au Peuple".

1974 : La Martinique devient région, statut qui se superpose à celui de DOM.

1975 : Le 1er janvier I..E.D.O.M met en circulation dans les D.O.M les billets de banque qui sont en cours en France.

1978 : Alfred Marie-Jeanne fonde le Mouvement Indépendantiste Martiniquais avec pour objectif : la décolonisation et l'indépendance de la Martinique.

1983 : Application en Martinique des lois de Décentralisation. Création comme en France d'une nouvelle institution, le Conseil Régional.

1994 : La Martinique penche toujours à gauche : le Conseil régional est présidé par un ;communiste et dominé par le PPM, alors que le Conseil général est présidé et ;dominé par le PPM.

1996 : L'égalité sociale entre la France et les D.O.M est réalisée sous la présidence de Jacques Chirac. Alignement du S.M.I.C des D.O.M sur celui de la France.

1997 : Elections législatives : deux députés de droite (Anicet Turinet et Pierre Petit), un ;député indépendantiste, Alfred Marie-Jeanne et un député PPM, Camille Darsière.

1998 : Le 24/11 Alfred Marie-Jeanne est élu président de région, il milite avant tout pour le concept de ;" l'Assemblée unique ".

2000 : L'Assemblée nationale adopte la Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOUM) qui institue dans les DOM un "congrès" aux pouvoirs limités.

2001 : Maire de Fort-de-France depuis 47 ans, Aimé Césaire (87 ans), poéte-apôtre de la "négritude", laisse la place à Serge Létchimy, du Parti progressiste martiniquais (PPM), qu'il a fondé. Le député indépendantiste et président du Conseil régional Alfred Marie-Jeanne remporte 39% des voix aux élections municipales.

Fin 2003 : Les martiniquais ont décidé de conserver le double statut : département et région.

Mai 2004 : Alfred Marie-Jeanne (MIM-CNCP) est réélu président de la région Martinique.

Le 6 mai 2007 : Au deuxième tour de l'élection présidentielle, les résultat furent de 39,48% pour Mr Nicolas  SARKOZY et de 60,52% pour Mme Ségolène  ROYAL.
Une déferlante rose submergea l'île.

Religions Retour sommaire

Les Églises
Adventistes, baptistes, méthodistes, témoins de Jéhovah... Les micro-Eglises sont ici croyances courantes.

L'hindouisme
Les temples hindous font regretter Bénarès, Au contact des chrétiens créoles, le shivaïsme s’est transformé. La grande fête s'appelle tout simplement Bon Dieu Cooli (le coolie, c'est l'hindou).

La sorcellerie et les superstitions
Vos chances sont minces de croiser un quimboiseur ou un séancier, l'équivalent de nos ensorcelleurs berrichons. Les recettes courantes consistent en la confection d'amulettes, de philtres, de tisanes ou de bains corporels à base d'herbes. Des pratiques plus noires en appellent à l'aide des morts pour éliminer un rival.
Dans l'imaginaire antillais, les zombis restent toujours d'actualité… A ce qu'il parait, à la Jamaïque, il y aurait un village de morts vivants...

Les rastas
Le « rasta » cache une philisophie passionnante, érigée en culture et en mode de vie par de nombreux noirs des Caraïbes. Au quotidien, les rastas, sont avant tout non violents, croient au pouvoir pacificateur de la musique, observent un régime alimentaire très strict et préfèrent vivre sans travailler. Le sound system à fond, les dreadlocks au vent, ils mènent leur vie à l’écart de la société de consommation. Ils pratiquent un jardinage particulier : plantation, culture et consommation de la ganja (evidemment illégal). Dernière caractéristique : les rastas ont le temps devant eux, tout leur temps, et même plusieurs vies.

Vie culturelle Retour sommaire

La Martinique bénéficie d'une activité culturelle dynamique : cinémas, représentations théâtrales, artistes en tournées, expositions, festivals de musique, manifestations culturelles nationales... sans oublier le Carnaval pour les fêtes du Mardi-Gras.
A noter le Festival de Fort-de-France, organisé au mois de juillet par le SERMAC, les festivals internationaux de jazz et de guitare classique organisés au mois de décembre par le CMAC-scène nationale.
Le patrimoine historique est bien mis en valeur. Il en est ainsi du site exceptionnel de la ville de Saint-Pierre, entièrement détruite en 1902 par l'éruption de la Montagne Pelée et dont les vestiges ont fait l’objet d’un ambitieux programme financé par l'Etat et les collectivités locales. L’île compte de nombreux musées : musée archéologique de Fort-de-France, musée de la Pagerie où sont exposés les souvenirs de Joséphine de Beauharnais, Musée industriel de la canne à sucre, centre d'art Paul Gauguin, Musée d'histoire et d'ethnographie de Fort-de-France, Centre culturel de Fonds Saint-Jacques à Sainte-Marie, Ecomusée de Rivière Pilote...

Les costumes traditionnels Retour sommaire

Les premiers colons ne donnaient à leurs esclaves que deux morceaux de tissus pour se couvrir. L’église trouvant cette tenue indécente, une chemise appelée vulgairement “trois-trous” (deux pour les bras et un pour la tête) fût la nouvelle tenue. Petit à petit, les femmes y ajoutèrent une jupe, puis d’autres éléments pour arriver aux robes en Madras.
Le tissu Madras provient à l’origine d’Inde et il est fabriqué à partir de fibres de banane que l’on peint avec des couleurs vives. Petit à petit, le coton remplacera le tissu de bananier.
Chaque robe correspond à une activité. Ainsi par exemple le jupon blanc est utilisé au quotidien, alors que le jupon coloré est destiné aux grandes cérémonies; un autre exemple est la gaulle, robe blanche à manches mi-longues, qui est plutôt une tenue d’intérieur.
Un élément important de la tenue est la coiffe ou tête. Les jeunes filles portent un carré de tissu
blanc, le madras étant réservé aux femmes. Là encore, les têtes ont une signification en fonction du nombre de bouts ou pointes : un bout signifie que le coeur de celle qui
le porte est à prendre, deux bouts signifient
que ce coeur est déjà pris, trois bouts signifient que ce coeur est pris mais est ouvert à de nouvelles propositions.
Les bijoux enfin sont, comme les robes portées, une marque d’évolution sociale.
Historiquement en effet, les femmes créoles obtenaient de l’or comme récompense de leur travail.

Fêtes Retour sommaire

- Le carnaval est l'événement annuel incontournable, car il fait partie de la culture créole. Il se déroule du samedi Gras au mercredi des Cendres.
C’est l’occasion pour tous les martiniquais de se retrouver dans les rues et de faire la fête. Pendant une semaine, défilés des reines et des chars, animations musicales se succèdent pour emmener le roi Vaval vers sa dernière demeure.
Les voitures se transforment en engin du démon dont le but est de faire le plus de bruit possible.
Profitez de cette occasion pour admirer les costumes des participants qui sont toujours magnifiques, laissez vous emporter par les rythmes créoles et amusez-vous bien !
A chaque jour son thème :
– Samedi et dimanche : libre
– Lundi : Mariages burlesques
– Mardi : Diables rouges
– Mercredi : Enterrement de sa Majesté “Vaval” en noir et blanc.
Pour des raisons de sécurité, ne vous promenez pas la nuit pendant le carnaval.

- Les courses de Yoles et de Gommiers (courses de bateaux) est l’une des activités sportives traditionnelles de la Martinique. Les gommiers étaient déjà utilisés par les Amérindiens.
La yole, elle, est la version “moderne” du gommier puisque c’est une embarcation dotée de voiles qui le remplaçât et qui fût utilisé par les pêcheurs dés le XVIIIe siècle.
Les Martiniquais sont donc très attachés à ces embarcations qui requièrent de la pratique et une
grande habilité. Des courses de yoles et de gommiers sont organisées tous les ans et ce plusieurs
fois par an. Ne manquez pas ce spectacle magnifique des voiles de yoles sur la mer des Caraïbes...La plus grande de ces manifestations est le tour des yoles rondes en août pendant laquelle les bateaux font le tour de la Martinique en une semaine.

- Nwel, aux éfluves de cannelle et de vanille.
Dès le premier jour de l'Avent et ce, jusqu'au 25 décembre, la campagne et les villes résonnent de "Chanté Nwèl" (cantiques, glorifiant la naissance prochaine du Christ ruthmé par les Ti-bwas, siyaks, Cha-chas et Gwo-kas, sur des aires de biguine, de mazurka, etc.... .).
La nuit de Noël, commence obligatoirement, par la traditionnelle messe de minuit.
Car Noël est avant tout une fête chrétienne (90% environ de la population est d'obédience chrétienne). Ensuite, place à la fête et le "chanté Noël" reprend avec vigueur toute la nuit, on chante et on festoie grassement de maison en maison, jusqu'au petit matin.
De nos jours, le sapin (de plastique) et la dinde aux marrons venus tout droit de Métropole, ont un peu modifié l'image du Noël Tropical, avec la branche de filao décorée de papier et de rubans de couleurs.

Les fêtes chaumées :
Les fêtes patronales :
1er janvier : Jour de l'an
Lundi et Mardi Gras
Mercredi des Cendres
Vendredi Saint
Lundi de Pâques
1er mai : fête du travail
8 mai : Victoire 1945
Jeudi de l'Ascension
22 mai : Abolition de l'esclavage
Lundi de Pentecôte
14 juillet : fête nationale
15 août : Assomption
1er novembre : Toussaint
2 novembre : Défunts
25 décembre : Noël

2 février : Trois Ilets
19 mars : Saint-Joseph
14 avril : Fonds Lahaye
2 mai : Le Prêcheur
Mai : Vert-Pré
11 juin : Saint-Esprit
16 juin : Trinité
24 juin Basse-Pointe, Rivière-Salée & Vauclin
29 juin : Marigot
2 juillet : Anses-d'Arlet
15 juillet : Gros-Morne
21 juillet : Saint-Pierre
25 juillet : Le Carbet
26 juillet : Macouba
27 juillet : Sainte-Anne
1er août : Bellefontaine
10 août : Lamentin
15 août : Sainte-Marie & Case-Pilote
16 août : Lorrain
23 août : Robert
25 août : Fort-de-France
30 août : Morne-Rouge
8 septembre : Ducos & Schoelcher
29 septembre : François
9 octobre : Fonds-Saint-Denis
11 novembre : Morne-Vert
25 novembre : Grand-Rivière
8 décembre : Ajoupa Bouillon & Rivière-Pilote
13 décembre : Sainte-Luce
21 décembre Le Diamant
26 décembre : Le Marin

Dessertes aérienne et maritime Retour sommaire

La Martinique est desservie par 3 compagnies régulières en direction de Paris (927 000 passagers en 2002) : Air France (48% du trafic), Corsair (30 % du trafic), AOM, Aérolyon, Star Europe, American Eagle, Miami Airways, Air Canada, Royal Air, Air Caraibes, Air Guadeloupe, Cubana et Liat. La desserte régionale est principalement assurée par la compagnie Air Caraïbes vers La Guadeloupe, St Martin, Ste Lucie. Air France assure également une liaison régulière vers Cayenne. Des vols charters permettent également de se rendre aux Etats Unis ou au Canada directement à partir de Fort de France ou bien après une escale à Pointe à Pitre.

En 2001, le traffic s’est élevé à 1 634 100 passagers correspondants à 37 700 mouvements d’avion.

En 2006, le nombre d’usagers s'est élevé à 1 541 509 contre 1 518 446 en 2005.

En 2006, parmi les événements marquants, il convient de relever :

- la validation du Grand Projet Européen de Transport commun en site propre (TCSP) par les services de la Commission Européenne ;
- la modernisation et la rationalisation du parc aérien sur la desserte des Antilles françaises ;
- la reprise, temporairement remise en cause en 2007, de liaisons régulières avec l’Amérique du Nord par la compagnie aérienne Delta Airlines. Par ailleurs, l’offre de transport aérien vers la Caraïbe et les autres pays de la région a été complétée par l’ouverture de lignes et l’augmentation des rotations sur plusieurs lignes existantes.
Par ailleurs, à compter du 17 janvier 2007, l’aéroport de Fort-de-France – Le Lamentin est rebaptisé Aéroport de Martinique - Aimé CESAIRE.

L’année 2006, est marquée par la poursuite de l’amélioration de l’offre des compagnies aériennes, particulièrement à l’international et dans la Caraïbe, ainsi que par les opérations de maintien du potentiel aéronautique:
- Air Caraïbes Express STAG (Société de Transport de l’Archipel Guadeloupéen), détenue à 80% par des salariés d’Air Caraïbes, assure désormais le transport de passagers entre la Guadeloupe et ses dépendances. En sus de la desserte classique au sein de l’archipel, des vols entre Baillif et Saint Barthélemy sont programmés évitant ainsi un détour par Pointe-à-Pître. Par ailleurs, la commission européenne a autorisé l’aide de l’état français à hauteur de 3,78 millions à Air Caraîbes pour l’achat d’un nouvel avion ATR72-500 qui effectuera les liaisons Caraïbes et qui viendra s’ajouter à la flotte disposant déjà d’un nouvel Airbus A330-300 depuis juin 2006.
- Air France a également entamé en juin 2006, la modernisation et de rationalisation de sa flotte sur la desserte des Antilles françaises par la mise en service de 2 Boeing 777-300 ER neufs qui remplaceront peu à peu les Boeing 747-300. Cette dernière a également signé un accord avec Boeing pour l’achat de sept avions supplémentaires pour le réseau Caraïbes – Océan Indien. Enfin, la compagnie a inauguré deux bornes en libre service afin de permettre à ses passagers détenteurs d’un billet électronique de s’enregistrer de manière autonome ainsi que de procéder à toutes les transactions disponibles sur ce support.
- Suite au renouvellement de sa flotte, et de la mise en service de ses nouveaux B747- 400, Corsair restructure sa classe « Grand Large » en offrant plus d’espace et de confort aux passagers.
- Parallèlement à l’opération « Fly me to Martinique », pilotée par le bureau newyorkais du CMT, l’ouverture de la liaison aérienne Fort de France – Atlanta, assurée par la compagnie américaine Delta Air Lines a eu lieu en décembre 2006. Le Conseil Régional a apporté une caution devant servir à couvrir les pertes éventuelles. La compagnie américaine a également obtenu une baisse des taxes aéroportuaires et la mise à disposition de locaux, gratuits pendant les 6 premiers mois. Toutefois, faute de fréquentation suffisante, Delta Air Lines a suspendu ses vols vers la Martinique et d’autres îles de la Caraïbe depuis fin avril 2007 et ce jusqu’ à mi-juin 2007.
- Les vols de Sky Services, au départ du Québec et à destination de la Martinique et la Guadeloupe, ont été inaugurés en décembre 2006. Toutefois ces derniers ont également été interrompus début 2007.
- Les compagnies anglophones se regroupent (Liat, Caribbean Star) pour mieux desservir le marché régional et la compagnie vénézuélienne Avior Airlines poursuit son développement à la Martinique, en assurant une liaison hebdomadaire versCaracas, offrant ainsi la possibilité de se déplacer plus facilement vers l’Amérique latine.
- La compagnie aérienne martiniquaise Take Airlines poursuit son développement, grâce à de nouveaux avions adaptés aux aéroports de la région. Elle assure désormais elle-même la commercialisation de ses lignes, le partenariat technique avec Air Caraïbes ayant pris fin. La seule compagnie française à desservir les Grenadines sera présente au prochain Salon « Top Résa ».

Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site de la CCI :
http://www.martinique.cci.fr/ccim/aeroport/sommaire/frame.htm

De plus, des liaisons maritimes rapides permettent de se rendre aux îles proches et notamment en Guadeloupe.
Pour le fret, la Martinique est desservi principalement avec des marchandises conteneurisées, ce qui place le port de Fort de France à la troisième place des ports français pour le trafic de conteneurs, derrière La Havre et Marseille.

Pour en savoir plus :
Traffic maritime
Air Caraibes
Air France
Corsair

Médias Retour sommaire

La presse écrite en Martinique compte un quotidien (France-Antilles), plusieurs hebdomadaires ou mensuels régionaux complétés par la diffusion des journaux édités en métropole.
Le service public de télévision est assuré par Réseau France Outre-mer (RFO) sur deux canaux : Télé Martinique et Tempo. RFO retransmet des programmes de France Télévision, TF1, d’ARTE et la Cinquième et produit des programmes régionaux.
Les programmes radio de RFO sont constitués d'émissions produites localement et d'émissions reprises de Radio France. Les auditeurs ont aussi le choix entre de nombreuses radios locales privées.
Deux chaînes de télévision privées, Antilles-Télévision (A-T-V) et Canal-Antilles (programmes de Canal +), auxquels s'ajoute un réseau de télévision cablée (Martinique TV-Câble) et un bouquet de chaînes françaises par satellite, Canal Satellite Antilles, disponible depuis août 1998, complétent le paysage audiovisuel de l'île.
Il existe de nombreuses radios locales, associatives ou commerciales, sur la bande FM.

En savoir plus :
RFO Martinique
Radio Caraïbes International

Source : Ministère de l'Outre-mer et IEDOM

 

 
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